LE RAV MIMOUN CHLITA ET LE RAV PINHAS COHEN CHLITA DANS NOS ECOLES – LE MARDI 7 JUIN 2016 -FILM

June 10, 2016

Chers Parents, Chers Enfants,

Depuis 13 ans (Bar Mitzvah)l’usage au Gan-Ami est de recevoir nos maîtres pour qu’ils donnent leur bénédiction aux élèves de l’école à l’approche des examens nationaux .
Cette année, nous avons commencé par Yavné avant de rejoindre le Gan-Ami . Que d’émotions !?
Voici une petite réflexion pour accompagner le film de cet événement .

C’est un commandement à part entière que d’être joyeux tous les jours. Mais c’est le cas plus spécifiquement quand il s’agit de fêtes : les textes sont forts explicites en la matière.
Tout le monde connait le verset : « Et tu te réjouiras durant ta fête ».

Mais comment appliquer ce commandement ?

La réponse à priori aurait été que cette joie devrait être spirituelle, et c’est le cas…
Mais voilà que l’on nous donne un outil des plus matériels pour y parvenir : manger et boire allègrement.
Curieux, non ?
En quoi un bon repas, un bon vin peuvent nous conduire à une véritable joie ? Est-ce possible que pour célébrer une fête si importante que Souccot ou PESSAH par exemple, on soit contraint –si l’on peut dire – à démultiplier les bons mets et augmenter notre consommation de vin ?

Pour comprendre cela, commençons par une parabole du Baal Chem Tov …

Voici un prince qui a quitté pour quelques années son palais pour résider dans un village perdu de son royaume. Son père – le Roi – lui manquait terriblement.
Un jour, il reçoit une lettre de son père, il en est ému et heureux.
Il veut exprimer sa joie, mais il est difficile pour l’humain de se réjouir dans la solitude.
Il voudrait associer les habitants du village à sa joie, mais il est conscient du fait qu’ils ne comprendront jamais la teneur de cette lettre, la grandeur de son père…
Ce sont des gens simples comme l’on dit…

Alors que faire ?
Et bien, il organise un grand festin auquel tout le village est convié. Un excellent repas est servi, de même que le meilleur vin du pays. Les villageois mangent, boivent et commencent même à danser. Il peut à présent partager sa joie avec eux,ils sont à l'unisson,en phase désormais…

Le Prince incarne l’âme, le Roi D.ieu, et les villageois le corps de l’homme et ses membres.
L’âme aspire à s’élever en particulier les jours de fête, mais c’est si difficile quand on est prisonnier d’un corps si matériel qui ne perçoit pas toujours les subtilités spirituelles.
Alors, on mange, on boit pour se réjouir et quand c’est le cas l’âme s’y associe…
La joie prend donc une dimension spirituelle.
Nous avons entre autres l’exemple de Yitzhak qui avant de bénir Esaü lui demande de lui apporter quelques mets. Pourquoi ? Est-ce que ces bénédictions sont une récompense pour le repas qui est servi par Esaü ?
Non bien sur, ces bénédictions doivent être délivrées par quelqu’un qui est inspiré ? C’est un état spirituel adapté à a la circonstance qui est nécessaire…
On a trouvé aussi, dans la bible d’autres exemples où des prophètes cherchent l’inspiration.
Pour ce faire, ils demandent qu’on leur chante : le prophète Elisha l’a fait, le chant éveilla en lui la joie requise à la prophétie.
C’est ainsi que Isaac rechercha le même état spirituel, cette fois par la nourriture.


On comprend mieux les choses, le jour de fête on mange et on boit, pas uniquement pour le plaisir, mais pour susciter en nous une joie qui influe sur notre âme, sur notre esprit.
On s’élève, c’est finalement l’expression suprême de notre vocation ici-bas, s’élever … non ?

C’est peut être pourquoi les repas chabbatiques ou ceux de nos fêtes sont toujours exquis,non ?

Alors, je réalise mieux aujourd’hui la quête de celui que nombre d’entre nous considère comme leur Maître. Souvent, il nous sert à table, nous fait goûter de son vin… Nous nous sentons comme transcendés… Un état difficile à décrire mais qui nous élève… On se sent pousser des « ailes », comme l’on dit… on touche le ciel !
Bonne santé et longue vie à notre Maître Rabbi Avraham "Chlita".

Ce shabbat, à la lumière de nos bougies et de notre réflexion, nous mangerons différemment, un peu plus « divinement ».

Bon appétit.
Courage et Shabbat Chalom.
Guil ZENOU

 

 

 

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