Yom Hazikaron - Discours de nos intervenants


M. Le président de l'AUJF et M. le Consul Général d'Israël nous ont honorés de leur présence et gratifiés d'un propos qui nous a beaucoup touchés. Nous souhaitons partager cela avec vous.

Le discours de M. le Consul, Général d'Israël

Mesdames et Messieurs,

יום הזיכרון לחללי מערכות ישראל

En Israël la journée de commémoration annuelle des soldats morts aux combats et des victimes d'attaques terroristes, précède d'un jour, la fête de l'Indépendance de l'état d’Israël.

Cette date a donc une importance capitale car elle marque la reconnaissance que nous devons à ceux qui ont sacrifié leurs vies pour que nous puissions fêter l’indépendance d’Israël et être fier de l’existence de notre pays.

Ces victimes ont laissez un vide immense et irréparable dans leurs familles, parmi leurs amis et ceux qu'ils les connaissaient et qui les aimaient.

Depuis 1860, le début de la lutte pour l'indépendance d'Israël, 23 320 Soldats et civils ont péri lors des combats de guerre, ou ont été victimes d'attaques terroristes.

Chacun d’entre eux avaient une vie pleine d’amour, de joie et de projets pour l’avenir. Des projets qui ne se réaliseront jamais.

En ce jour de deuil et de souvenir, le drapeau israélien est en berne. Tout le monde se réfugie dans son chagrin. La mémoire des morts, occupe tous les esprits et toutes les consciences. Toutes les querelles du quotidien, les discours passionnés, les projets et les débats, sont mis de côté pour laisser la place à la réflexion et à la tristesse partagée collectivement.

Partout en Israël, les sirènes résonnent, et on observe le silence. Dans chaque village, dans chaque ville, les cimetières militaires sont submergés de monde autour des tombes et particulièrement autour des 16 760 familles endeuillées. On se rassemble autour de ceux qui vivent ce deuil insupportable chaque instant de leur vie. La perte d’un père, d’un enfant, d’un frère d’une sœur est une douleur indescriptible. Les familles meurtries sont pour nous tous, un modèle et font l’objet de notre part du plus profond respect.

Mesdames messieurs,

En 67 ans d’existence, et même bien auparavant, l’état d’Israël a dû faire face à de multiples menaces contre sa sécurité nationale et contre ces habitants.

Les attaques sont venues de tous bords : des coalitions d'armées des pays limitrophes ont déclaré des guerres à Israël. Israël a subi des bombardements, des lancements de missiles par milliers, des infiltrations de terroristes dans des localités civiles. Des attaques terroristes ont ciblé également des

israéliens et des juifs à l'étranger – ils ont été tué parce qu’ils appartiennent au peuple d'Israel. Dernièrement en France, et d'autre pays d'Europe...

Pour parer à ces attaques la puissance et l’énergie du meilleur de la société israélienne est requise pour ces combats. Durant toute l'histoire d'Israel, sa jeunesse extraordinaire a suivi le parcours des parents et

s’est mobilisée sans hésitation. Elle s’est engagée corps et âme pour préserver le foyer national du peuple juif.

C’est son droit et aussi son devoir.

Tous ces jeunes gens se portent volontaires pour joindre les rangs de TSAHAL – l’armée de défense d’Israël. Ils savent toujours que le destin d'Israël repose sur leurs épaules. Ils sont au cœur des combats. Ils sont conscients qu’ils mettent leurs vies en péril et que la mort pourrait les frapper.

Ce destin douloureux les accompagne mais ne les décourage pas, parce qu'ils protègent leur propre maison, leurs familles. Et ils sont prêts au sacrifice ultime. C’est l’existence même de l’état d’Israël que l’on doit à tous ceux qui sont tombés au combat.

Les ennemis d’Israël sont nombreux, ils ne cessent de comploter pour l'éliminer, ils l'attaquent de toute part pour l'affaiblir, et démoraliser les citoyens.

Le but des détracteurs d'Israël ne sera jamais atteint! Nous pouvons être rassurés.

Que la mémoire des soldats tombés au combat soit bénie et demeure pour l’éternité dans nos âmes.

Que leur sacrifice ne soit jamais vain.

תהייה נשמתם צרורה בצרור החיים

Le discours de M. le président de l'AUJF

Nous commémorons, aujourd’hui,

Yom Hazikaron, ce qui veut dire, en français : « jour du souvenir pour les victimes de guerre israéliennes et pour les victimes des opérations de haine ».

C’est un jour fixé par l’État d’Israël, pour rendre hommage et commémorer le souvenir de tous ceux qui sont tombés dans la lutte pour la création et la défense de l'état d'Israël, aux soldats morts pour la patrie. .

Cette commémoration, qui se déroule durant les 24 heures qui précèdent le Yom Haatsmaout, jour de l'indépendance d'Israël, a ensuite été étendue à toutes les personnes mortes pour l’État d’Israël et à celles assassinées parce qu’elles étaient

israéliennes ou juives.

Revenons à la création de l’état d’Israël, qui subit des guerres, des attentats, des tirs de

missiles, depuis sa création officielle :

Le 14 mai 1948, dernier jour du mandat britannique, et après un vote favorable de l'Assemblée générale de l'ONU réunie à New-York, quelques mois plus tôt, l’état est proclamé en tant « qu'État juif dans le pays d'Israël ». Le lendemain 15 mai, les États arabes voisins, l'Egypte, le Jordanie, l'Irak, la Syrie et le Liban, opposés au partage, interviennent, et envahissent le nouvel état .Ce qui entraine des morts et des morts de ceux qui défendent Israël, l’état-nation des juifs du monde, ne l’oublions pas.

Cette commémoration qui se tient autour du 4 du mois d’IYAR, (avancée aujourd’hui, au 3, suite au Chabbat), donne lieu à diverses cérémonies de mémoire, de recueillement et de souvenir. Elle est observée par l’ensemble de la population juive, dans la diaspora, comme vous le voyez, pour se souvenir de ceux qui sont tombés pour que la nation juive se relève et existe.

Depuis la guerre des Six Jours, ces cérémonies d’ouverture se tiennent devant le Mur occidental, le Kotel. Nous, juifs de France, nous devons nous engager pour renforcer notre identité juive, faite d’histoire et de valeurs, et surtout vous, élèves de cette prestigieuse Ecole Yavné, dont nous sommes si fiers, c’est à vous de défendre le souvenir de Yom Hazikaron :

  • pour lutter contre l’ignorance,

  • pour avoir votre place dans la cité,

  • pour lutter, par votre savoir, contre l’antisémitisme, l’obscurantisme et le fanatisme,

  • pour pérenniser la transmission des valeurs d’héroïsme juives,

  • pour lutter, enfin, contre l’individualisme grandissant de notre société, et montrer que tous ceux qui sont tombés dans la lutte pour la création et la défense de l'état d'Israël, ne sont pas morts pour rien, mais pour défendre un magnifique idéal, que nous devons perpétuer, que vous devez perpétuer à jamais. Toutes ces valeurs que défendent le FSJU/AUJF.

CLAUDE LOUFRANI

RESIDENT REGIONAL AUJF


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